Taxer la Vape : Une Mauvaise Idée

Néon rouge avec le mot taxeFace à la montée de la vape et à la baisse progressive du tabagisme, certains gouvernements envisagent — ou ont déjà mis en place — des taxes spécifiques sur la cigarette électronique, à l’image de celles qui existent sur les produits du tabac.

Si cette démarche peut sembler logique à première vue, elle soulève de graves incohérences, tant sur le plan sanitaire que économique. Voici pourquoi la taxation de la vape est, en réalité, une très mauvaise idée.

La vape n’est pas un produit du tabac

Première erreur fondamentale : la cigarette électronique ne contient pas de tabac. Elle n’implique aucune combustion, ne produit ni goudron, ni monoxyde de carbone, et ne libère pas les milliers de substances toxiques contenues dans la fumée de cigarette.

Selon Public Health England, vapoter est au moins 95 % moins nocif que fumer (source).

Taxer la vape comme un produit du tabac, c’est ignorer cette différence cruciale et envoyer un message erroné aux consommateurs : celui que vapoter est aussi dangereux que fumer.

Une taxe décourage le passage de la cigarette à la vape

L’objectif principal des politiques de santé publique devrait être d’inciter les fumeurs à abandonner le tabac, et à choisir des alternatives moins nocives. Or, en augmentant le prix de la cigarette électronique, une taxe réduit l’attractivité de cette option.

Des études montrent que plus la vape est abordable par rapport au tabac, plus les chances d’arrêt du tabac augmentent.

Une taxe sur la vape revient donc à subventionner indirectement le tabac, en rendant l’alternative plus coûteuse.

L’exemple des pays qui taxent la vape : un échec

Dans plusieurs pays où la vape est lourdement taxée (comme l’Italie ou l’Estonie), les résultats sont sans appel :

  • Hausse du marché noir
  • Recul du nombre de vapoteurs
  • Stagnation ou augmentation du tabagisme

🇪🇪 En Estonie, la taxe a provoqué une explosion des achats illégaux à l’étranger, et une hausse du tabagisme chez les jeunes adultes (source : VapingPost).

Taxer la vape : une décision contre-productive pour les finances publiques

À court terme, une taxe peut générer des recettes. Mais sur le long terme, elle :

  • Décourage un outil efficace de sevrage tabagique
  • Maintient les fumeurs dans des comportements plus coûteux pour la santé publique
  • Alimente un marché gris voire illégal

Le coût des maladies liées au tabac représente plusieurs milliards de francs/euros par an. La vape, en réduisant ces risques, peut alléger la charge sur les systèmes de santé.

L’OMS et les ONG divisées sur la question

Certains rapports de l’OMS recommandent une taxation de la vape, mais de nombreuses organisations indépendantes s’y opposent, notamment dans le monde anglo-saxon, en insistant sur l’importance de la réduction des risques.

Le principe fondamental de santé publique devrait être : ne pas nuire. Or, taxer la vape revient à nuire à un levier efficace de réduction du tabagisme.

Des taxes injustes pour les vapoteurs non-fumeurs

Un nombre croissant de vapoteurs actuels n’ont jamais fumé ou ont arrêté depuis longtemps. Pour eux, la vape est un choix personnel de consommation, comparable à celui du café ou de la boisson énergisante.

Pourquoi alors les pénaliser financièrement avec une taxe alors qu’ils ne représentent aucun danger collectif ou environnemental ?

Une taxation qui ralentit l’innovation

Enfin, une taxation excessive :

  • Décourage les petits fabricants indépendants
  • Favorise les géants du tabac capables d’absorber les coûts
  • Ralentit l’innovation dans la vape (formulations, dispositifs, contrôle qualité)

 Moins d’innovation, c’est aussi moins de solutions efficaces et personnalisées pour les fumeurs.

il faut protéger la vape, pas la taxer

La cigarette électronique n’est pas une solution parfaite, mais c’est la meilleure alternative disponible à ce jour pour les millions de fumeurs qui peinent à arrêter.

Taxer la vape, c’est nuire à la santé publique, soutenir involontairement le tabac, favoriser le marché noir, et punir ceux qui essaient de s’en sortir.

Ce qu’il faut, ce n’est pas une fiscalité punitive, mais une réglementation cohérente, fondée sur la science, et un accès facilité à la vape de qualité.

 Liens utiles pour approfondir :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

fr_FRFR